Axes thématiques des assises
- Politique nationale de gestion des archives : vers une vision archivistique partagée ;
- Archives régionales, leviers de démocratie locale et du développement territorial ;
- Archives privées au Maroc : enjeux et perspectives d’intégration au patrimoine national ;
- Vision, gouvernance et cadre légal des archives ;
- Numérisation, intelligence artificielle et innovation archivistique ;
- Archives & ICC : Apports à l’économie du savoir ;
- Archives source de connaissance et outil de la recherche académique ;
- Formation et qualification aux métiers des archives au Maroc ;
- Coopération internationale, souveraineté archivistique et partenariats.
Panels de discussion
Politique nationale de gestion des archives : vers une vision archivistique partagée
1. Contexte
La gestion rationnelle, la conservation durable et la valorisation méthodique du patrimoine archivistique national constituent des enjeux stratégiques majeurs pour tout État soucieux de préserver sa mémoire collective et de consolider les principes de transparence dans la gestion des affaires publiques.
Dans ce cadre, la promulgation de la loi n° 69.99 relative aux archives, accompagnée de son décret d’application n° 2.14.267 et du guide de référentiel de la gestion des archives publiques, a marqué un tournant fondateur ayant redéfini les contours du domaine archivistique au Maroc. Ces textes ont posé les bases juridiques et organisationnelles qui ont fait de l’institution “Archives du Maroc” un acteur central dans la protection de la mémoire nationale.
Le législateur a confié à cette institution la mission d’établir les normes relatives aux opérations de collecte, de tri, d’élimination, de classement, de description, de conservation préventive, de restauration et de transfert des archives sur des supports dédiés. Cependant, la mise en œuvre de cette mission se heurte encore à plusieurs obstacles, notamment l’absence de pratiques archivistiques uniformes et le non-respect, par plusieurs organismes producteurs d’archives publiques, des dispositions légales encadrant la gestion des archives. Ces dysfonctionnements entravent l’application effective des normes et affaiblissent leur impact, alors qu’elles constituent un levier essentiel pour garantir la qualité, la crédibilité et la pérennité des pratiques archivistiques.
Parallèlement, le manque de formation spécialisée représente l’un des principaux freins à l’ancrage d’une culture d’uniformisation des normes dans le domaine des archives. En effet, les cursus universitaires accordent encore une attention limitée aux aspects techniques et organisationnels liés aux standards internationaux ce qui affecte la capacité des cadres à les appliquer. De même, la faible sensibilisation des responsables et décideurs à l’importance de l’harmonisation des pratiques archivistiques nuit à la compréhension de son rôle comme instrument de bonne gouvernance.
Sur le plan international, le Conseil international des archives (ICA) et l’Organisation internationale de normalisation (ISO) ont joué un rôle déterminant dans l’élaboration de normes globales constituant des références pour les meilleures pratiques archivistiques. Celles-ci ont contribué à l’unification des concepts et des procédures de gestion des archives à travers le monde. Toutefois, le Maroc accuse encore un certain retard dans l’adoption et la mise en œuvre de ces standards, notamment en ce qui concerne la gestion des archives électroniques, qu’elles soient nativement numériques ou issues de processus de numérisation, ainsi que dans la mise en place de systèmes d’archivage électronique (SAE) conformes aux exigences de cohérence entre le cadre législatif national et les pratiques techniques contemporaines. Ce décalage accentue l’écart entre les pratiques nationales et les standards internationaux de pointe.
La réussite d’une politique nationale d’uniformisation des pratiques archivistiques suppose donc l’adoption d’une approche participative entre les différents acteurs institutionnels. La coopération constructive et l’établissement de partenariats efficaces entre Archives du Maroc, les administrations publiques, les universités et les organismes de normalisation, nationaux et internationaux, constituent un pilier essentiel pour renforcer la synergie des compétences et mobiliser les ressources disponibles.
À la lumière de ces éléments, ce thème vise à aborder la question de l’uniformisation des pratiques archivistiques au Maroc, à travers un diagnostic de leur application dans les différentes administrations et institutions publiques, l’évaluation du degré d’alignement avec les standards internationaux et l’identification des défis à surmonter pour atteindre l’harmonisation souhaitée tout en proposant des pistes d’amélioration afin d’assurer la qualité et la durabilité de l’action archivistique.
2. Axes de discussion
L’examen du thème de l’uniformisation des pratiques archivistiques au Maroc contribuera à enrichir le débat scientifique et à approfondir la réflexion sur les voies d’amélioration et de professionnalisation du secteur au sein des différentes institutions, en vue de dégager des recommandations constructives de la part des intervenants à partir des sous-axes suivants :
1 : Diagnostic de l’état des pratiques archivistiques
L’analyse du contexte actuel des pratiques archivistiques constitue une étape essentielle pour évaluer le niveau de gestion des archives au sein des administrations et institutions publiques, et pour mesurer le degré de conformité aux standards professionnels reconnus, dans la perspective d’une amélioration globale et d’une mise en cohérence avec les meilleures pratiques internationales.
Cet axe se décline notamment en :
- Vue d’ensemble des pratiques archivistiques au Maroc ;
- Évaluation et identification des écarts entre les pratiques actuelles et les normes internationales.
2 : Uniformisation des normes d’archivage et renforcement de la gouvernance
Cet axe repose sur une approche intégrée visant à moderniser le domaine des archives par la mise en place de pratiques professionnelles harmonisées et de systèmes modernes de gestion documentaire, contribuant ainsi à la consolidation des principes de bonne gouvernance.
Il aborde en particulier :
- L’uniformisation des pratiques archivistiques comme levier de bonne gouvernance documentaire ;
- L’harmonisation comme garantie de la qualité et de la performance institutionnelle ;
- Les systèmes de gestion documentaire dans les établissements publics entre exigences d’agrément et défis d’application.
3 : Le cadre normatif international et son adaptation au contexte national
Cet axe vise à renforcer l’uniformisation des pratiques archivistiques à l’échelle nationale à travers l’adaptation des normes du Conseil international des archives au cadre législatif marocain. Dans cette optique, Archives du Maroc s’attache à développer une référence nationale englobant la préparation d’outils et de standards unifiés pour assurer la qualité de la gestion archivistique.
Les aspects traités comprennent :
- Les normes et principes de l’ICA et leur adaptation au contexte marocain ;
- Les mécanismes et outils normatifs à développer et adopter au Maroc ;
- L’unification de la terminologie archivistique ;
- L’harmonisation des normes relatives aux plans de classification et aux calendriers de conservation ;
- La standardisation des instruments de recherche et des métadonnées (EAD, ISAD(G), ISAAR) ;
- L’élaboration de guides procéduraux modèles pour les producteurs d’archives.
4 : L’uniformisation des normes dans le contexte de la transformation numérique
Face au défi majeur que représente la préservation de la mémoire institutionnelle à l’ère du numérique, cet axe met l’accent sur le rôle déterminant de l’uniformisation des standards pour réussir cette transition :
- Mise en place d’un cadre réglementaire et normatif encadrant la numérisation, la conservation numérique et l’authenticité des documents électroniques ;
- Développement d’un système électronique d’archivage conforme aux normes internationales ;
- Harmonisation des systèmes documentaires à travers des standards techniques et de métadonnées ;
- Renforcement de la conservation à long terme et de l’authenticité des archives numériques.
5 : Gouvernance, renforcement des compétences et stratégie nationale
Cet axe aborde le développement de mécanismes de gouvernance archivistique, le renforcement des compétences des acteurs et la coordination entre les intervenants dans le cadre d’une vision nationale intégrée visant à instaurer une politique archivistique durable.
Il met particulièrement l’accent sur :
- Le rôle moteur d’Archives du Maroc dans la production et la diffusion de référentiels nationaux ;
- L’intégration des standards internationaux dans les formations universitaires ;
- La sensibilisation des responsables et décideurs à l’importance de l’uniformisation ;
- L’établissement de partenariats stratégiques avec des organismes internationaux pour l’échange d’expertise ;
- La mise en place d’une stratégie nationale de normalisation adaptée aux exigences du numérique ;
- Le développement de mécanismes de gouvernance, de suivi et d’évaluation ;
- L’adoption d’une vision prospective pour une politique archivistique nationale de qualité, conforme aux meilleures pratiques mondiales.
3. Objectifs
Ce thème vise à approfondir la réflexion et à élargir les perspectives autour de :
- L’évaluation de l’impact des efforts entrepris par Archives du Maroc dans la mise en œuvre durable de la normalisation des pratiques archivistiques conformément à la loi n° 69.99 ;
- L’étude des moyens d’instaurer un système normatif national intégré, harmonisé avec les standards internationaux et conforme au cadre législatif marocain ;
- La proposition de programmes de formation continue pour renforcer les compétences dans le domaine de la normalisation archivistique ;
- La création d’un mécanisme permanent de coordination et de suivi entre Archives du Maroc et les producteurs d’archives, afin de garantir la cohérence et la convergence dans l’application des standards.
Archives régionales leviers de démocratie locale et du développement territorial
1. Contexte
Les archives constituent l’un des piliers essentiels pour l’enracinement des principes de bonne gouvernance, de transparence et de reddition des comptes au sein des institutions publiques, notamment à l’échelle territoriale.
Avec l’accélération du processus de décentralisation et le renforcement du rôle des collectivités territoriales dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques locales, les archives apparaissent comme un outil stratégique permettant la préservation de la mémoire institutionnelle, la continuité du service public et la valorisation de l’information au service du développement et de la démocratie participative.
Dans un contexte marqué par les mutations profondes du système de gestion territoriale au Maroc et par la consécration constitutionnelle du droit d’accès à l’information, les archives deviennent un instrument incontournable pour la concrétisation de ce droit, et pour favoriser la préservation de la mémoire régionale et territoriale.
2. Problématique
Comment les archives peuvent-elles être mobilisées en tant qu’outil de renforcement de la démocratie locale et de promotion du développement territorial durable ?
Et quelles sont les voies et mécanismes à mettre en place pour permettre aux collectivités territoriales de gérer leurs archives selon une approche institutionnelle et scientifique garantissant transparence, continuité du service public et préservation de la mémoire collective locale ?
3. Axes de discussion
1. Les archives comme outil de gouvernance et de démocratie locale
- Archives et droit d’accès à l’information ;
- Archives comme leviers de la prise de décision et de l’élaboration des programmes de développement territorial ;
- Archives comme mémoire vivante du territoire ;
- Archives et préservation de la mémoire institutionnelle locale.
2. Gestion des archives territoriales : cadre juridique et institutionnel
- Contraintes juridiques et organisationnelles liées à la gestion des archives locales ;
- Archives et droit d’accès à l’information et la protection des données à caractère personnel ;
- Présentation d’expériences nationales et internationales réussies en matière d’archivage territorial.
3. Valorisation des archives territoriales et le développement touristique local
- Les archives comme instrument de valorisation du patrimoine local et de sauvegarde de la mémoire collective ;
- Exploiter les fonds documentaires au service des projets de développement, culturels et touristiques ;
- Expériences innovantes et pionnières dans la gestion électroniques des archives.
4. La numérisation et l’archivage électronique au service des « villes intelligentes »
- La transformation numérique comme levier de modernisation de la gestion archivistique locale ;
- Opportunités et défis liés à la numérisation des archives territoriales.
4. Objectifs
- Mettre en lumière le rôle central des archives dans la consolidation de la gouvernance territoriale et le renforcement de la confiance entre citoyens et institutions locales.
- Analyser la situation actuelle de la gestion archivistique au sein des collectivités territoriales, des conseils régionaux et communaux ;
- Proposer des mécanismes concrets pour intégrer les archives dans les systèmes de planification et de gestion du développement local ;
- Souligner la contribution des archives à la durabilité du développement territorial à travers la valorisation des données historiques, sociales et économiques ;
- Sensibiliser les élus et les cadres territoriaux à l’importance de la gestion archivistique dans la prise de décision et la sauvegarde de la mémoire institutionnelle.
5. Résultats attendus
- Elaboration de recommandations opérationnelles pour renforcer les capacités des collectivités territoriales en matière de gestion et de conservation des archives ;
- Proposition d’une vision nationale pour l’intégration des archives dans les politiques de développement local ;
- Création de réseaux de coopération entre les institutions archivistiques et les acteurs territoriaux ;
- Sensibilisation et formation des élus et agents territoriaux aux enjeux de l’archivistique.
Les archives privées au Maroc : enjeux et perspectives d’intégration au patrimoine national
1. Contexte
Les archives privées constituent une composante essentielle de la mémoire nationale. Elles reflètent des pans significatifs de l’histoire politique, économique, sociale, culturelle et intellectuelle du pays, souvent absents ou partiellement représentés dans les archives publiques.
Au Maroc, ces archives – détenues par des personnes physiques, des familles, des entreprises, des partis politiques, des associations, des fondations ou des acteurs culturels – demeurent largement dispersées, peu identifiées et insuffisamment intégrées dans les politiques publiques d’archivage.
Dans un contexte marqué par les transformations institutionnelles, la montée en puissance de la recherche scientifique, la valorisation du patrimoine immatériel et le développement des industries culturelles et créatives, la question des archives privées s’impose comme un enjeu stratégique, tant en matière de gouvernance documentaire que de souveraineté mémorielle.
2. Problématique
L’absence d’un cadre clair et incitatif pour la collecte, la conservation et la valorisation des archives privées soulève plusieurs défis :
- Fragilité et risque de disparition de fonds à forte valeur historique ;
- Réticence des détenteurs privés liée à la confidentialité, à la propriété et à la confiance institutionnelle ;
- Faible accessibilité pour la recherche académique et la valorisation culturelle ;
- Manque de mécanismes formalisés de partenariat entre l’État et les détenteurs privés.
3. Axes de discussion
- Typologie et valeur patrimoniale des archives privées ;
- Cadre juridique : droits, obligations et responsabilités ;
- Rôle des Archives du Maroc comme institution de référence et tiers de confiance ;
- Problématiques d’accès, de confidentialité et d’éthique ;
- Valorisation scientifique, culturelle et éducative des archives privées ;
- Apports des expériences internationales comparées.
4. Objectifs
- Clarifier la notion d’archives privées et leur place dans le système national d’archivage ;
- Examiner le cadre juridique et institutionnel encadrant leur gestion au Maroc ;
- Identifier les bonnes pratiques nationales et internationales en matière de collecte et de conservation ;
- Explorer des modèles de partenariat et de valorisation (dépôt, don, numérisation, conservation partagée) ;
- Formuler des recommandations opérationnelles pour une stratégie nationale des archives privées.
Vision, gouvernance et cadre légal des archives
1. Contexte
Les archives revêtent une importance capitale en tant que domaine vital dont le degré d’avancement reflète le niveau de développement des sociétés. Leur valeur ne se limite pas à une simple dimension patrimoniale : elles constituent un pilier essentiel de la gestion des affaires de l’État et de la société, un indicateur du renforcement de l’édifice démocratique, ainsi qu’un signe tangible de la consécration des valeurs de transparence et de la protection des droits des individus et des collectivités.
De plus, l’organisation et la bonne gestion des archives jouent un rôle fondamental dans la préservation de la mémoire des nations, de leur identité, de leur civilisation et de leur continuité historique. La civilisation repose sur l’histoire, et celle-ci trouve sa source dans les documents et les archives. Ainsi, plus la culture archivistique est développée, plus elle garantit la protection de l’identité et de l’histoire.
Avant la promulgation de la loi n° 69.99 relative aux archives en 2007, le seul texte pouvant être considéré comme une législation en la matière était l’article 9 du Dahir du 1er novembre 1926, qui érigeait la Bibliothèque générale en établissement public chargé de recevoir les documents administratifs, de collecter les documents relatifs au Maroc et d’en permettre la consultation.
Avec la loi 69.99, le Maroc a comblé un vide juridique majeur dans ce domaine et créé l’institution “Archives du Maroc”, établissement public chargé principalement de sauvegarder le patrimoine archivistique national, d’assurer la constitution, la conservation, l’organisation et la communication des archives publiques à des fins administratives, scientifiques, sociales ou culturelles.
L’institution Archives du Maroc a accompli des avancées considérables dans la conservation du patrimoine archivistique national, la constitution, l’organisation et la mise à disposition d’archives publiques à des fins administratives, scientifiques, sociales ou culturelles. Cependant, l’application pratique du cadre juridique existant continue de faire face à plusieurs défis, empêchant encore de parler d’un dispositif législatif global et exemplaire répondant à toutes les exigences et évolutions, tant institutionnelles que juridiques et organisationnelles.
Sur cette base, cet axe vise à analyser le cadre institutionnel et législatif des archives au Maroc, à identifier ses forces et ses limites, et à proposer des pistes de réforme et de modernisation à travers le partage d’expériences réussies et l’adoption des meilleures pratiques dans le domaine.
2. Axes de discussion
L’examen du cadre institutionnel et législatif des archives au Maroc permettra d’enrichir le débat et les interventions des participants afin de dégager des recommandations concrètes. Les sous-axes proposés sont les suivants :
1. Le cadre législatif et réglementaire des archives
La bonne gouvernance du secteur archivistique ne peut être atteinte qu’à travers une législation efficace et adaptée. Il convient donc d’évaluer la pertinence et l’efficacité des textes juridiques et réglementaires encadrant les archives, tout en recueillant les points de vue des acteurs concernés.
Ce sous-axe comprend notamment :
- La loi n° 69.99 relative aux archives : portée, limites et problématiques d’application ;
- Le cadre juridique régissant les archives : orientations de réforme et d’amélioration ;
- L’harmonisation de la loi sur les archives avec les textes connexes.
2. La gouvernance institutionnelle et la coordination nationale
Cet axe s’intéresse au degré de complémentarité entre le rôle de l’institution Archives du Maroc et les besoins en matière de gestion des archives dans le pays. Il s’agit de renforcer l’efficacité de cette institution stratégique, aussi bien dans son fonctionnement interne que dans ses relations avec son environnement institutionnel et ses usagers.
Les points de discussion incluent :
- L’instauration des principes de bonne gouvernance et des mécanismes de coordination au niveau national ;
- Les structures en charge des archives au sein des administrations publiques entre le cadre légal et la pratique ;
- Le rôle du Conseil national des archives dans la sensibilisation à l’importance des archives.
3. La protection juridique des archives
‘’Archives du Maroc’’ a pour mission de préserver le patrimoine archivistique national, de constituer, organiser et mettre à disposition des archives publiques. Cet axe abordera la question de la protection juridique des archives telle qu’établie par le législateur et ses implications.
Les sous-thèmes proposés :
- La nature juridique des archives ;
- La protection juridique des archives et ses effets ;
- Le régime de protection du patrimoine archivistique (valeur historique, scientifique et nationale).
4. Archives, transparence et gouvernance démocratique
La transparence constitue l’un des principes issus de la Constitution de 2011, fondé sur la divulgation de l’information dès sa production ou réception, sauf exceptions prévues par la loi.
Or, puisque l’information est intimement liée aux archives, qui en sont la source principale et le support, la mise en œuvre de la transparence dépend d’une gestion rigoureuse et efficace des archives.
Cet axe traitera notamment :
- Le lien entre archives et droit d’accès à l’information ;
- Les archives, la transparence et la démocratie participative.
5. Approche comparative et normes internationales
Cet axe vise à mettre en lumière les expériences internationales comparées et les bonnes pratiques dans le domaine des archives, ainsi que leur compatibilité avec le contexte national.
Il portera en particulier sur :
- Les approches comparatives internationales en matière d’archives (législation et pratiques) ;
- L’intégration des normes internationales et des recommandations du Conseil international des archives (ICA).
3. Résultats attendus
Les objectifs poursuivis par la discussion autour de cet axe sont :
- Évaluer l’efficacité du cadre juridique et institutionnel des archives au Maroc ;
- Proposer des priorités de réforme du cadre législatif et réglementaire ;
- Formuler des recommandations concrètes pour renforcer le rôle de l’institution Archives du Maroc et améliorer la coordination entre les acteurs du domaine archivistique.
Numérisation, intelligence artificielle et innovation archivistique
1. Contexte
Le domaine des archives numériques connaît une transformation profonde grâce aux technologies de l’intelligence artificielle. Le rôle de cette dernière ne se limite plus au simple stockage numérique, mais s’étend à l’organisation, à la compréhension et à la valorisation du contenu archivistique à grande échelle.
La transformation numérique constitue ainsi une étape historique et charnière dans la réingénierie des méthodes de gestion des documents et des archives où les technologies d’intelligence artificielle occupent désormais une place centrale dans la conception d’infrastructures numériques avancées.
Cette évolution vise à opérer une véritable mutation dans les modes de conservation, de gestion et de valorisation du patrimoine archivistique national.
Dans ce contexte, le système archivistique se trouve confronté à des défis complexes, notamment :
- Garantir la sécurité et la fiabilité des systèmes numériques ;
- Assurer la crédibilité juridique de la documentation électronique ;
- Préserver la durabilité informationnelle des fonds documentaires ;
- Suivre le rythme rapide des évolutions technologiques et la multiplicité des sources de données.
Cette note offre un aperçu général des contributions de l’intelligence artificielle à l’enrichissement des archives numériques à travers une série d’applications innovantes tout en mettant en lumière les défis éthiques et opérationnels qui accompagnent ce changement et en ouvrant des perspectives d’avenir.
2. Problématique centrale et enjeu stratégique
Problématique principale :
Comment mobiliser la transformation numérique et les solutions d’intelligence artificielle comme leviers stratégiques de modernisation et de développement du système national des archives numériques ?
Enjeu stratégique :
Réussir à concilier les exigences de l’innovation technologique avec les valeurs fondamentales de la pratique archivistique, à savoir :
- La crédibilité ;
- La fiabilité ;
- Le respect rigoureux des cadres juridiques et réglementaires.
3. Axes de discussion
1. Cadre législatif et actualisation de la loi sur les archives
- Moderniser la loi n°69.99 pour accompagner les transformations numériques ;
- Réglementer la gestion des archives électroniques et numériques ;
- Reconnaître juridiquement la valeur probante du document numérique ;
- Définir les normes de sécurité de l’information et de protection de la vie privée.
2. Transformation numérique : choix stratégique et étapes de mise en œuvre
- Réaliser un diagnostic critique de l’état actuel de la numérisation dans les institutions ;
- Définir les priorités et les étapes du processus de transformation numérique ;
- Évaluer la maturité et la capacité des infrastructures existantes.
3. Intelligence artificielle et ses applications dans la gestion des archives
- Étude du rôle de l’intelligence artificielle dans la chaîne archivistique ;
- Développement de systèmes de classement et d’indexation intelligents ;
- Élaboration de répertoires thématiques et d’outils de recherche avancés.
4. Innovation numérique et valorisation du patrimoine documentaire
- Explorer les possibilités offertes par les technologies interactives et la modélisation virtuelle ;
- Redonner vie au patrimoine documentaire à travers la reconstitution numérique ;
- Favoriser l’interaction avec les chercheurs, les étudiants et le grand public.
5. Problématiques de la gestion des archives numériques : dimensions juridiques et éthiques
- Analyse approfondie des questions juridiques et éthiques liées à la gestion numérique ;
- Focalisation sur la protection des données personnelles et la cybersécurité ;
- Garantie de la responsabilité numérique et de la traçabilité des actions.
4. Objectifs
- Élaborer une vision nationale unifiée pour le développement du système d’archives numériques ;
- Mettre en place un modèle intégré d’intégration des solutions d’intelligence artificielle ;
- Renforcer les partenariats stratégiques entre Archives du Maroc et les acteurs du secteur archivistique ;
- Développer des programmes de formation et de qualification numérique pour les professionnels des archives.
5. Résultats attendus
- Cadre stratégique national pour la transformation numérique des archives ;
- Plateforme nationale unifiée de gestion archivistique ;
- Guides normatifs et pratiques pour l’usage de l’intelligence artificielle ;
- Modèles numériques créatifs pour la valorisation du patrimoine documentaire.
Archives & ICC : apports à l’économie du savoir
1. Contexte
Les archives, sous toutes leurs formes et dans toute leur diversité, constituent un levier essentiel pour l’enrichissement des industries culturelles et créatives ainsi que pour le développement d’une économie fondée sur la connaissance.
Le patrimoine archivistique n’est pas une simple mémoire conservée sur des étagères : il représente une matière première culturelle de grande valeur à la fois symbolique et économique susceptible d’être transformée grâce à des politiques de valorisation numérique et d’innovation artistique, en produits culturels originaux (films, expositions, publications, applications numériques, contenus audiovisuels, etc.).
Dans un contexte marqué par les mutations du numérique et la montée en puissance de l’économie créative, il devient impératif d’intégrer les archives au sein de l’écosystème des industries culturelles et créatives. Cela passe par le renforcement des partenariats entre les institutions archivistiques et les acteurs des domaines du cinéma, de l’édition, des arts visuels, du design et des médias numériques, en vue de générer une valeur ajoutée culturelle et économique.
2. Problématique
Comment transformer les archives, de simples ressources documentaires, en ressources culturelles et créatives capables de nourrir un développement culturel durable, de renforcer l’identité nationale et de stimuler l’innovation artistique et intellectuelle ?
Quels sont les dispositifs juridiques, techniques et institutionnels permettant aux créateurs et acteurs culturels d’accéder aux fonds d’archives et de les exploiter dans le cadre de projets productifs et respectueux des droits de propriété et de la mémoire historique des documents ?
3. Axes de discussion
1. Les archives comme source d’inspiration culturelle et artistique :
Utilisation des documents, images et enregistrements dans le cinéma, le théâtre, la littérature, les arts visuels et les médias.
2. Transformation numérique et valorisation des archives dans les industries culturelles :
Plateformes numériques, intelligence artificielle, réalité virtuelle et réinterprétation de la mémoire historique à travers les nouveaux médias.
3. Cadre juridique et institutionnel de l’exploitation des archives :
Droits de propriété intellectuelle, protection des données et gestion des licences et accès.
4. Partenariats et innovation dans la valorisation des archives :
Coopération entre institutions archivistiques, universités, entreprises culturelles et créateurs.
5. Vers une politique nationale de valorisation des archives au service de l’économie culturelle et créative.
4. Objectifs
- Mettre en lumière la valeur créative et économique des archives en tant que ressources culturelles valorisables ;
- Encourager la coopération entre les institutions archivistiques et les acteurs des secteurs créatifs ;
- Étudier des expériences internationales réussies en matière d’exploitation des archives dans les industries culturelles ;
- Proposer des mécanismes concrets pour un usage innovant et légal des archives par les créateurs ;
- Contribuer à l’élaboration d’une vision nationale intégrant les archives dans les politiques culturelles et de développement.
Archives source de connaissance et outil de recherche académique
1. Contexte
L’archive constitue l’un des fondements majeurs de la recherche académique et l’un des instruments indispensables à son développement et à sa montée en qualité, en tant que support de l’information et réservoir des accumulations de savoir à travers la diversité des champs et la pluralité des disciplines. Or, si le principe cardinal de la recherche scientifique consiste à s’appuyer sur des données probantes permettant de soumettre les connaissances antérieures à la critique et de les rectifier en continu, l’archive occupe une position nodale dans ce dispositif. Elle l’est, d’une part, par la valeur de la pièce documentaire dans la conservation de l’information, sa structuration et l’assurance de sa fiabilité ; et, d’autre part, par les modalités de mise à disposition qu’elle rend possible et par la facilitation de l’accès, garantissant ainsi la circulation des savoirs sur des bases méthodologiquement robustes.
L’importance de l’archive se renforce en outre au regard de la portée globale de son contenu : elle rassemble, en un même fonds, des savoirs et des acquis relevant de multiples domaines de l’expérience humaine, ce qui en fait un repère structurant où se croisent les sciences et les connaissances, quelles qu’en soient les traditions et les approches. Elle constitue également un vecteur de communication scientifique entre les peuples et un mécanisme de transmission intergénérationnelle des connaissances. Dès lors, investir dans l’archive revient à investir concrètement dans le progrès de la recherche académique, dans l’amélioration de ses modalités de fonctionnement, ainsi que dans la valorisation de ses résultats et l’élargissement de leur impact par la diffusion, la publication et l’accès, au service de l’intérêt scientifique commun et au bénéfice de l’humanité.
À partir de ce lien de complémentarité, et dans le cadre de cette rencontre scientifique, se dessine un ensemble de défis touchant au cœur de la relation entre le système archivistique et la recherche académique. Ces défis sont susceptibles d’ouvrir de nouveaux horizons dans leurs zones d’intersection et de réinterroger la méthode comme le rythme selon lesquels les chercheurs interagissent avec les fonds d’archives, notamment en ce qui concerne l’accès à l’information, la qualité de cet accès et l’efficacité de l’exploitation des contenus ainsi que de leur mobilisation à des fins scientifiques.
La numérisation s’impose, dans ce contexte, comme l’un des défis les plus saillants, en raison de son effet direct sur la valorisation du patrimoine archivistique et sur l’élargissement à grande échelle et de manière durable, de son accessibilité au bénéfice des chercheurs. La recherche académique marocaine se trouve ainsi étroitement tributaire des services que la numérisation offre pour l’obtention d’une information plus intégrée, susceptible de diversifier les angles d’analyse, d’enrichir les études scientifiques et de renforcer les dynamiques de coopération et d’innovation au sein du milieu universitaire et des centres de recherche à l’échelle nationale.
La réalisation de cet objectif, fondé sur l’ouverture aux données archivistiques, requiert nécessairement un engagement effectif dans un projet de coopération tant nationale qu’internationale, dans le domaine des archives et la garantie d’une participation substantielle des chercheurs marocains à la construction de ses conditions de possibilité. Cela implique la mise en place d’une infrastructure avancée qui ne se limite pas à la création de plateformes numériques mais s’étend à l’élaboration de politiques claires, partagées et opposables régissant l’accès aux données, notamment celles produites par la recherche académique au sens large afin d’assurer un équilibre entre l’ouverture et l’encadrement et de garantir l’efficacité ainsi que l’équité dans leur utilisation.
Parallèlement, les avancées de l’intelligence artificielle s’imposent désormais dans ce champ, de même que l’exigence d’en optimiser l’usage pour l’exploitation des fonds d’archives, en cohérence avec l’accélération de la recherche académique et avec la diversification de ses spécialités. Parmi les apports majeurs de ces technologies figurent : le traitement performant de volumes massifs de données et d’informations, l’accélération des opérations d’indexation, de classement et de recherche, l’identification de liens sémantiques entre documents, l’accès aux micro-informations latentes et leur analyse, ainsi que la cartographie des réseaux d’intersection entre domaines disciplinaires. S’y ajoute leur capacité à réduire les obstacles linguistiques, à soutenir la lecture et l’analyse des données visuelles et, plus largement, à contribuer à l’intégration des sciences et à l’élargissement des horizons de production des connaissances.
Afin de permettre à la recherche académique de tirer pleinement parti de ces bénéfices, il convient d’adopter une approche structurée autour de deux axes essentiels. Le premier concerne la ressource humaine et la nécessité de renforcer les compétences et les savoir-faire pour accompagner les transformations technologiques rapides dans le domaine archivistique et la recherche qui s’y rattache notamment par la formation continue et le relèvement du niveau de préparation professionnelle des acteurs et des chercheurs. Le second axe porte sur la dimension juridique et la protection des données : il requiert l’élaboration d’un cadre légal approprié garantissant la protection de la vie privée et la préservation du capital cognitif et scientifique, ainsi que l’actualisation des textes encadrant la conservation des archives et leur mise à disposition, de manière à concilier les exigences de sécurité de l’information, le droit d’accès à l’information et les impératifs de la recherche scientifique.
2. Axes de discussion
1 : Les archives, source de connaissance et outil de recherche académique :
- Le rôle des archives dans la promotion de la recherche académique ;
- Les archives et la fiabilité de la recherche académique ;
- Les archives comme espace d’ouverture sur diverses sources d’information ;
- Les archives, vecteur de connaissance et pont de communication et d’intégration entre les sciences ;
- Les archives et la prospective de la recherche académique.
2 : Les technologies numériques et le développement de la recherche académique :
- La numérisation et les perspectives de la recherche académique ;
- La numérisation et l’évolution des méthodologies de recherche ;
- Les stratégies de préservation des archives numériques et leur durabilité ;
- L’intelligence artificielle et l’avenir de la recherche académique.
3 : La recherche scientifique et la qualification des ressources humaines
- La formation du capital humain et les domaines de coopération entre les institutions de recherche académique et les institutions des archives ;
- Les champs d’ouverture de la recherche académique sur les archives ;
- Le développement des mécanismes de valorisation des archives et l’évolution de la recherche académique.
4 : Partenariats et coopération scientifique :
- Les modalités de coopération entre les institutions des Archives et les institutions de la recherche académique ;
- La recherche académique nationale et les enjeux liés à la collecte des archives historiques au niveau national et international ;
- Les perspectives de coopération internationale pour la préservation et la valorisation du patrimoine documentaire ;
- Les expériences de collaboration entre les institutions de recherche académique et les institutions archivistiques.
5 : L’accès aux archives et les défis de leur mise à disposition :
- La recherche académique et la conformité à la loi sur la mise à disposition des archives ;
- La protection des bases de données et des droits relatifs à la production des archives ;
- L’accès à l’information et la protection des données personnelles et sensibles ;
- La recherche académique et la protection des droits liés aux résultats de la recherche scientifique.
3. Objectifs
- Mettre en évidence le rôle des archives dans le domaine de la recherche académique ;
- Souligner les défis auxquels sont confrontés les chercheurs pour accéder aux archives et les exploiter ;
- Explorer les modalités de coopération entre l’Institution des Archives du Maroc, les universités et les centres de recherche ;
- Mettre en lumière les transformations engendrées par la numérisation dans le développement de la recherche scientifique ;
- Souligner le rôle de l’intelligence artificielle dans la valorisation des archives et le développement de la recherche académique ;
- Mettre les archives à la disposition de la recherche académique.
Formation et qualification aux métiers des archives au Maroc
1. Contexte
La formation dans le domaine des archives constitue un pilier essentiel pour la qualification des ressources humaines capables d’accompagner les mutations profondes que connaît ce secteur stratégique, tant sur les plans institutionnel, technologique qu’épistémologique.
La mise en place d’une politique nationale efficace en matière de gestion des archives repose inévitablement sur l’existence de compétences formées selon des standards scientifiques et professionnels modernes, aptes à maîtriser les techniques archivistiques et à relever les défis de la transition numérique et de la préservation de la mémoire nationale.
Malgré les efforts consentis par l’institution « Archives du Maroc » ainsi que par plusieurs universités et instituts nationaux, la réalité de la formation archivistique au Maroc demeure marquée par la dispersion des référentiels pédagogiques, la faiblesse de la coordination entre les acteurs académiques et institutionnels, et l’absence d’une vision unifiée des parcours de formation et de certification professionnelle. Cette situation limite la qualité des apprentissages, l’intégration des diplômés dans le marché du travail et la professionnalisation effective du champ archivistique.
2. Axes de discussion
- Diagnostic de la formation archivistique au Maroc: institutions، programmes، compétences et contraintes
- Analyse des modèles et référentiels pédagogiques internationaux: expériences francophones، anglo-saxonnes et arabes.
- Intégration de la numérisation et de l’intelligence artificielle dans la formation archivistique: opportunités et défis.
- Formation continue et développement des compétences professionnelles au sein des institutions publiques.
- Vers un cadre national unifié de formation et d’accréditation professionnelle dans le domaine des archives.
3. Objectifs
- Ouvrir un débat national sur les moyens de bâtir un système cohérent et intégré de formation dans le domaine des archives ;
- L’élaboration d’un référentiel national des compétences et des normes professionnelles en archivistique ;
- L’adoption de programmes pédagogiques actualisés, inspirés des expériences internationales tout en respectant les spécificités nationales ;
- L’intégration des dimensions de la numérisation et de l’intelligence artificielle dans les cursus académiques et la formation continue ;
- Le renforcement des partenariats entre Archives du Maroc, les universités, les administrations publiques et les établissements de formation ;
- La promotion de la recherche appliquée dans les sciences de l’information et des archives.
Coopération internationale, souveraineté archivistique et partenariats
1. Contexte
Les archives constituent la mémoire des nations et un véritable pont entre les peuples et les civilisations, car elles reflètent leur histoire politique, sociale et culturelle. Dans un contexte mondial en pleine mutation, la coopération internationale dans le domaine archivistique s’impose comme un levier essentiel pour renforcer les capacités institutionnelles, échanger les savoir-faire techniques et garantir la récupération des fonds d’archives à forte valeur historique et symbolique partagée.
De nombreux pays, notamment ceux ayant connu des expériences coloniales ou des relations d’échanges prolongées continuent de faire face à des défis relatifs à la propriété et à la restitution de leurs fonds archivistiques conservés à l’étranger. Cet axe s’inscrit dans la dynamique d’ouverture des institutions archivistiques nationales sur leur environnement international dans une perspective visant à établir des partenariats équilibrés et fructueux fondés sur le respect mutuel, la souveraineté documentaire et la solidarité scientifique et culturelle.
2. L’importance de la coopération internationale dans le domaine des archives
- Renforcement des capacités techniques et institutionnelles à travers des programmes de formation et d’échanges entre institutions archivistiques ;
- Développement des outils de conservation numérique et de documentation électronique grâce à des projets communs inspirés des meilleures pratiques internationales ;
- Contribution à la recherche scientifique en facilitant l’accès aux sources archivistiques partagées et en favorisant les études comparatives ;
- Récupération des fonds d’archives nationaux conservés à l’étranger dans le cadre des conventions bilatérales et multilatérales ;
- Soutien à la diplomatie culturelle, les archives étant un instrument de compréhension mutuelle et de dialogue entre les peuples.
3. Problématique
Comment renforcer la coopération internationale dans le domaine des archives de manière à garantir la protection du patrimoine documentaire national tout en assurant un échange équitable et fructueux des fonds et des informations archivistiques entre les pays et les institutions ?
4. Axes de discussion
1. Le cadre juridique et institutionnel de l’échange des fonds d’archives :
Étude des accords bilatéraux et internationaux (UNESCO, Conseil international des Archives, etc.) et des expériences comparées de restitution.
2. La coopération technique et numérique dans le domaine archivistique :
Échanges d’expertise en matière de numérisation, d’archivage dans le cloud et de protection des données documentaires.
3. Les archives comme outil de diplomatie culturelle et de mémoire partagée :
Le rôle des archives dans la construction de passerelles de compréhension et de coopération entre les peuples.
4. Expériences comparatives de restitution d’archives nationales :
Présentation d’exemples réussis de coopération Nord-Sud et Sud-Sud dans ce domaine.
5. Objectifs
- Élaborer une vision nationale claire pour renforcer la présence du Maroc dans les réseaux internationaux de coopération archivistique ;
- Proposer des mécanismes concrets pour l’échange des fonds d’archives ;
- Encourager la signature de nouveaux accords avec des institutions archivistiques étrangères ;
- Contribuer à la valorisation des archives marocaines conservées à l’étranger et à leur mise à disposition des chercheurs.